Karma-terra

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Le karma est l'ensemble des actions que l'on a fait, que l'on fait ou que l'on fera, qui influencera notre vie . Les indiens aiment à dire que Le karma de chacun est de bien faire son devoir sans en chercher les fruits. Faire des bonnes actions désintéressées amènent toujours de bonnes choses....

samedi 3 septembre 2011

Aujourd'hui le monde : à Delhi


Anna Hazare rompt son jeûne devant une foule ivre de joie

Une marée humaine a tangué de joie dimanche à la rupture du jeûne du militant anticorruption Anna Hazare, considérant que sa victoire sur le pouvoir, qui a accepté de prendre en compte ses demandes, était celle de tout un peuple redevenu "fier" d'être indien.
Des dizaines de milliers de personnes ont afflué, à pied, à moto, en rickshaw ou taxi vers une esplanade du centre de New Delhi, pour assister à un moment "historique", sous le regard passif des forces de police débordées. Sous une chaleur moite de fin de mousson, les partisans en sueur arboraient crânement des drapeaux indiens et s'étaient coiffés d'une calotte blanche, la même que portait Gandhi et remise au goût du jour par Anna Hazare, fervent admirateur du héros de l'indépendance, qui a interrompu sa grève de la faim, après 12 jours de jeune.
"C'est un jour historique pour le pays. Le gouvernement a complètement échoué. Maintenant, il va devoir être redevable au peuple", assurait un militant de 36 ans qui n'a donné que son prénom, Paresh. "Hazare représente l'homme de la rue. Sa victoire est notre victoire". Les partisans se targuaient aussi d'avoir fait plier l'Etat sans violence. "Nous ne sommes pas à Londres ! Ici, rien n'a été cassé. C'est une révolution qui s'est déroulée pacifiquement", soulignait Rahul Karan, un ingénieur informatique de 31 ans, faisant allusion aux récentes émeutes dans la capitale britannique.
"Je jure que je ne recevrai jamais de pots-de-vin !"
Puis la voix d'Anna Hazare a retenti et la foule a retenu son souffle, avant de reprendre à l'unisson son slogan, comme un mantra religieux. "Je jure que je ne recevrai jamais de pots-de-vin !", scandent les manifestants, levant les bras au-dessus de leur tête dans un signe de renoncement total. "Tant de gens sont venus de tout le pays pour le soutenir, avec leur propre argent, alors que les partis politiques paient les foules pour s'assurer qu'il y aura du monde à leurs rassemblements", ironisait R.S. Mangat, consultant technique dans l'industrie papetière. "Aujourd'hui nous sommes fiers d'être indiens. On a réussi sans aucune violence. Vive notre mère l'Inde", s'enthousiasmait cet homme de 68 ans.
Devant des dizaines de caméras de télévision, Anna Hazare a interrompu son jeûne en buvant quelques gorgées de lait de noix et de miel. "Nous avons montré au monde comment mener une agitation pacifique. Le Parlement a dû s'incliner devant le pouvoir du peuple mais notre lutte ne s'arrête pas là. Nous voulons changer le pays mais dans le cadre de la constitution", a-t-il lancé.
Une charte du citoyen
La veille, le militant avait accepté de cesser sa grève de la faim après avoir arraché des concessions auprès des parlementaires. Sa campagne anticorruption, dont le foudroyant succès populaire a ébranlé le gouvernement, s'était cristallisée sur unprojet de loi visant à créer un poste de médiateur de la République devant surveiller les hommes politiques et les bureaucrates. Anna Hazare exigeait le retrait du texte et l'adoption d'une version plus radicale. Il avait entamé pour cela une grève de la faim le 16 août.
Samedi, le ministre des Finances, Pranab Mukherjee, a indiqué que les parlementaires avaient accepté le principe des propositions de Hazare. Il s'agit de la création d'un médiateur de la République dans chacun des 29 Etats de l'Union indienne, de la rédaction d'une "charte du citoyen" expliquant les droits du peuple et de l'extension des pouvoirs du médiateur à tous les fonctionnaires du gouvernement.
La tactique du militant a toutefois fait l'objet de critiques virulentes. "L'homme qui est devenu le héros de la classe moyenne indienne est sur le plan idéologique un quasi-marxiste dans sa haine des riches et un quasi-anarchiste dans son mépris de la démocratie", écrivait un éditorialiste du quotidien Sunday Express.



Namaste

Une actualité vibrante... sur le site http://aujourdhuilemonde.com

Quand les femmes indiennes conduisent des rickshaws


Dans toute l’Inde, la profession de chauffeur de rickshaw, comme celle de chauffeur de taxi, est dévolue à des hommes. Toute ? Non : une petite ONG de Chennai, ex-Madras, métropole du sud du pays, ouvre avec modestie et entêtement une brèche dans ce monopole masculin. Reportage.
"Sur 40 ou 50 000 autorickshaws dans Chennai, on compte une vingtaine de femmes chauffeurs, dont la moitié formée par SPEED Trust", dénombre Philippe Malet, le responsable français de cette ONG dont le nom signifie "Slum People Education and Economic Development ". 
Speed Trust est niché dans le bidonville de Gandhi Nagar, situé sous une voie rapide, près de la gare de Chennai Central. 18 000 personnes y vivent dans un rectangle d'un kilomètre sur 150 mètres, nimbé d'une pollution constante et d'un bruit continu. Pourla plupart, ces habitants du "slum" travaillaient comme journaliers dans les rizières et les champs et ont quitté la campagne, après une ou plusieurs mauvaises moussons, pour vendre leurs bras sur les chantiers de Chennai. Les  femmes et les enfants comme les hommes.
Jayanthi a été la première femme du quartier à bénéficier de la formation à la conduite d'un autorickshaw. Vendue à 11 ans pour être prostituée dans Gandhi Nagar, à 16 elle était mariée et à 19 veuve. Mère de 3 enfants, elle gagnait alors 300 Rs par mois (moins de 5 euros) en faisant des ménages. Aujourd'hui, elle gagne 300 Rs par jour grâce à son triporteur, qui roule au GPL.
"Nous leur payons la licence et le véhicule, qu'elles remboursent en 3 ou 4 ans", explique Philippe Malet. "Le rickshaw coûte 120 000 Rs (2 000 euros), la licence presque autant". Une façon de mettre le pied à l'étrier à ces femmes, pauvres parmi les pauvres du slum, sans les faire entrer dans une logique de charité.
"Tous les jours, des clients s'étonnent de me voir au volant de mon rickshaw, mais moi je suis fière d'exercer ce métier", raconte la jeune Jodhilakshmi, yeux pétillants et longue natte brune, vêtue de la chemisette marron des chauffeurs. Elle vit dans Gandhi Nagar avec sa mère et ses quatre sœurs. A 24 ans, elle n'est pas encore mariée, contrairement à la plupart des jeunes femmes de son âge.
Pour beaucoup de jeunes Indiennes non-mariées, exercer un métier les mettant sans cesse au contact d'inconnus ne serait même pas envisageable. "Les femmes que nous avons formées ont des passés très lourds, elles ne se laissent pas marcher sur les pieds", souligne Philippe Malet lorsqu'on l'interroge sur les risques d'agression.  
Avant tout destinées à être des mères et des épouses, les femmes indiennes perdent tout statut social lorsqu'elles deviennent veuves. Elles sont alors souvent rejetées par leur propre famille, qu'elles ont quittée pour se marier, et par leur belle-famille, qui leur reproche parfois la mort de leur époux. Dans les milieux les plus pauvres, elles doivent souvent s'endetter pour payer ses funérailles. Les femmes mariées qui mettent au monde des filles, elles, doivent selon la tradition dépenser de grosses sommes pour célébrer leur puberté ou leur trouver un mari décent.
Dans Gandhi Nagar, les quelques vraies maisons en dur qui comportent un étage appartiennent d'ailleurs aux familles mafieuses, qui n'hésitent pas à prêter de l'argent à des taux usuraires, de 15 ou 20%, quand des habitants ont besoin de financer unmariage ou une cérémonie pubertaire.
Pour casser ce cercle pervers de l'endettement, rien de tel qu'un outil de travail à soi, qu'il s'agisse d'un rickshaw ou d'une machine à coudre. SPEED Trust a également ouvert une crèche pour les enfants des femmes chauffeurs, qui leur permet de partir travailler sans remords. Ceux qui ont l'âge d'aller à l'école, montent tous les matins dans le rickshaw de Jodhilakshmi, Rukumani, Akila ou l'une de leurs collègues. Ils ne s'étonnent même plus devoir une femme tourner la clef de contact.







Solidaire du monde !!!

Hello, voici un site très intéressant d'abord pour nous puisqu'il nous permettra je l'espère de référencer notre blog. 


Puis pour vous, déjà à titre informatif et même si vous avez des blogs ou si vous cherchez des informations solidaires ou sur une expérience, un pays etc...


C'est une plateforme de blogs en lien avec la solidarité partout dans le monde, c'est agréable de voir qu'il yen à beaucoup d'autres... et ils sont tous différents , c'est une base de donnée en plus, des contacts possibles et une communauté de bloggeur...


Allez jeter un oeuil ou deux...


http://www.solidairesdumonde.org/explore/blogs


Namaste